Notes biographiques

L'Honorable Jacques Viens, président

Né le 3 octobre 1947 à Amos, Abitibi, l’honorable Jacques Viens a étudié au Collège de Rouyn ainsi qu’au Collège d’Amos (B.A. 1967), pour ensuite obtenir, en 1970,  une licence en droit de l’Université Laval et être admis au Barreau du Québec en 1971.De 1971 jusqu’à sa nomination à la Cour supérieure du Québec en juin 1984, il pratique le droit à Amos dans l’étude légale qu’il a fondée. Il agira aussi comme substitut du procureur général de 1972 à 1976, desservant entre autres les communautés cries de la Baie James et les villages Inuit de la Baie d’Hudson de même que le district d’Abitibi.

À la Cour supérieure du Québec, il a assumé la responsabilité du district judiciaire d’Abitibi pendant plus de 25 ans, incluant le territoire du Nunavik à compter du moment où la Cour supérieure a été autorisée à y siéger au début des années 1990. Il a d’ailleurs présidé les premiers procès criminels avec jury (assises) tenus à Kuujjuarapik, Kuujjuaq et Puvirnituq.

Pendant plusieurs années il a fait partie du groupe de juges dispensant à chaque automne une formation d’une semaine à tous les nouveaux juges de la Cour Supérieure.

De 2010 à 2013 il a siégé à plusieurs reprises comme juge ad hoc à la Cour d’appel du Québec.

Il a choisi la retraite le 1er octobre 2014 après plus de 30 ans à la Cour supérieure du Québec.

Madame Julie Camirand, secrétaire et administratrice générale

Diplômée de l’Université de Montréal en criminologie, madame Camirand a œuvré au sein des Services correctionnels du Québec pendant plus de 15 ans. Cette expérience lui a permis de développer une bonne connaissance des milieux autochtones et du secteur nordique. Elle était directrice des services professionnels correctionnels jusqu’à sa nomination au sein de la commission.

Me Suzanne Arpin, procureure en chef

Me Suzanne Arpin  est titulaire d’un Baccalauréat en sciences juridiques ( LL.B ) de l’Université du Québec à Montréal  et fut admise  au Barreau du Québec en 1984.  Elle a débuté sa carrière au Ministère de la Justice  avant de se consacrer à la pratique du droit social au Centre jeunesse des Laurentides de 1988 à 2014.

En 2014, Me Arpin participe à la création du contentieux du Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James dédié au Directeur de la protection de la jeunesse.  Elle  a œuvré principalement dans les domaines  de la protection de la jeunesse, de l’adoption, de la justice pénale pour les adolescents ainsi que du droit lié à la santé et aux services sociaux.   En plus d’être appelé à plaider devant les différentes instances judiciaires du Québec, elle a été pendant 12 ans chef de contentieux en centres jeunesse.

En 2016,  elle est appelée à travailler pour la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse à titre de conseillère juridique puis, par intérim, comme Directrice de la protection et de la promotion des droits de la jeunesse, 

Me Arpin est formatrice accréditée par le Programme national de formation et est titulaire d’un certificat de deuxième cycle en gestion et développement des organisations de l’Université Laval.

Madame Janet Mark, coordonnatrice des relations avec les Autochtones

Membre de la nation Crie, titulaire d’un baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire et d’une maîtrise en psychoéducation, Madame Mark se préoccupe depuis toujours du bien-être des Autochtones.

Au cours de ses emplois, elle a mis de l’avant une gamme de services à la population autochtone. Elle travaille à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) depuis 2002. Elle y coordonne, depuis l’automne 2011, les dossiers autochtones au Service de la formation continue et elle donne elle-même des formations en lien avec la culture autochtone et les réalités autochtones.

Elle a été administratrice et vice-présidente du conseil d’administration du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or de 2007 à 2017 et elle a été membre du Conseil supérieur de l’éducation du Québec de 2010 à 2015.

Dans le passé, elle a été coordonnatrice du Service Premières Nations et directrice intérimaire pour le campus de Val-d’Or, à l’UQAT. Elle a aussi travaillé au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, notamment comme directrice pour le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones. Dans le Nord-du-Québec, elle a été enseignante, directrice-adjointe et directrice  pour la Commission scolaire Crie.

Madame Mark a obtenu le premier prix pour sa communication orale présentée au 4e colloque conjoint des études de cycle supérieur en psychoéducation en avril 2003. En septembre 2006, elle a été reçue membre du Cercle de l’excellence du réseau de l’Université du Québec et elle a été lauréate du Prix de Personnalité Féminine de l’année lors du gala de la Chambre de Commerce de Val-d’Or en 2006. Finalement, en 2016, l’Association des femmes cries de Eeyou Istchee lui a remis un prix de reconnaissance pour son travail en éducation.

Madame Sharon Hunter - coordonnatrice adjointe des relations avec les Autochtones

Membre de la Première Nation algonquine de Longue-Pointe et Anicinabekwe, elle est diplômée en administration de Canadore College de North Bay, Ontario.  Au niveau de ses expériences professionnelles et politiques : elle a agi comme directrice de la santé et des services sociaux pour sa communauté de même que directrice générale.  Aussi, elle a été élue conseillère au sein du conseil de bande.

Son implication pour la défense des droits des Premières Nations l’amène au centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, d’où elle a occupé le poste de directrice générale adjointe et directrice du développement social de 2001 à 2017.  De plus, elle a été active avec plusieurs acteurs-clés sur différents comités, tables de concertation (petite-enfance/jeunesse, famille) portant sur des enjeux majeurs tels que le développement social, l’itinérance et la rupture sociale et la lutte contre la discrimination raciale.

De 2001 à 2013, elle s’est impliquée socialement d’une part comme membre fondatrice et présidente du conseil d’administration au centre de la petite enfance Abinodjic-Miguam de Val-d’Or et d’autre part, elle a été membre du conseil d’administration et présidente de La Piaule de Val-d’Or.

Monsieur Michel Michaud, coordonnateur des relations avec les services publics

Ayant terminé une Maîtrise en Économie de l’Université d’Ottawa en 1971, la carrière professionnelle de M. Michaud débute à Montréal dans le monde financier. Après quelques années dans la Métropole on  lui offre l’opportunité d’ouvrir une succursale bancaire en 1977 à Amos en Abitibi Témiscamingue.

En 1979, M. Michaud réoriente sa carrière vers les services publics plus spécifiquement dans le domaine de la santé. Les connaissances acquises antérieurement lui permettent de gravir les échelons rapidement. Il passe de directeur des finances et des services techniques à directeur général en 1982 à Lebel-sur-Quévillon.

Quelques années plus tard soit en 1986 il devient directeur général du centre hospitalier Hôtel Dieu D’Amos. Tout en maintenant la direction générale et voulant approfondir ses connaissances du système de santé M. Michaud entreprend à la faculté de médecine de l’Université de Montréal une Maîtrise en administration de la santé qu’il obtient en 1995. Lors de la formation des Centres de santé au Québec en 2004 il obtient la direction générale du CSSS Les Eskers de l’Abitibi à Amos.

Après  une courte retraite, en 2014 il accepte pour une période de 15 mois la direction générale par intérim du CSSS de la Vallée-de-l’Or.

Tout au long de sa carrière M. Michaud s’est impliqué dans plusieurs C.A. et comités touchant le financement des ressources dans les services publics et plus particulièrement dans le domaine de la santé.

Madame Annick Larose, coordonnatrice aux enquêtes

Titulaire d’un baccalauréat en criminologie de l’Université de Montréal, madame Larose initie sa carrière en tant que conseillère clinique et animatrice à la maison de transition de l’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec. Saisissant l’occasion qui lui est donnée de cheminer auprès des jeunes, elle agit par la suite en tant qu’éducatrice pour le Centre Jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue. Dès lors, elle accompagne les jeunes en provenance des Communautés de Eagle Village, de Temiskaming First Nation et de Winneway. 

Elle poursuit son cheminement professionnel au Centre de réadaptation L’Étape. En ce contexte où les jeunes en provenance des villages Inuits -jusque-là accueillis par le Centre jeunesse l’Étape- sont relocalisés au Sapummivik Réhabilitation Centre, à Salluit, elle est invitée par le personnel inuit en formation à Val-d’Or, à contribuer à la mise en opération du Centre. 

Elle joint finalement le Ministère de la Sécurité Publique en 1999 et y pratique à titre d’agente de probation en territoire crie de 1999 à 2005 et à la DSPC ATNQ secteur Val-d’Or, de 2006 à 2017. Au nombre de ses réalisations, elle effectue un intérimaire à titre de chef d’équipe à la DSPC du Nord-du-Québec. En 2005, son parcours est notamment marqué par son passage contractuel à la Commission des Droits de la Personne et des Droits de la Jeunesse. 

Monsieur Roch Riendeau, coordonnateur au soutien et mieux-être

Monsieur Riendeau est bachelier en psychoéducation et travaille depuis plus de 25 ans dans le domaine de la relation d’aide et d’accompagnement psychosocial auprès de la jeunesse et des familles. De 2007 à 2010, il a occupé un poste de coordonnateur au Service de première ligne à Kitcisakik, en utilisant l’approche de « développement des communautés » afin de soutenir la participation de la population à la recherche de solutions. Depuis 2014, il agit à titre de coordonnateur régional pour le programme « Ma famille, ma communauté » en Abitibi-Témiscamingue, dans le but de favoriser le maintien des enfants au sein de leur famille et leur communauté.

Madame Suzy Basile, codirectrice de la recherche

Suzy Basile est originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci. Elle a une formation académique, un baccalauréat et une maîtrise en anthropologie. Elle est professeure à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), au campus de Val-d’Or. Elle est membre du comité directeur du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG). Elle a récemment soutenu une thèse de doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAT. Cette thèse porte sur le rôle et la place des femmes Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles.

Madame Basile s’est impliquée dans le processus de développement du Protocole de recherche de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (2005, 2014). Elle a développé les Lignes directrices en matière de recherche avec les femmes autochtones publiées par l’Association des femmes autochtones du Québec en 2012. Elle a également codirigé divers ouvrages sur le sujet de l’éthique de la recherche avec les peuples autochtones.

Madame Frédérique Cornellier, codirectrice de la recherche

Frédérique Cornellier est détentrice d’un baccalauréat en anthropologie et ethnologie (Université Laval) et d’une maîtrise en anthropologie (Université de Montréal). Dans le cadre de ses études, elle s’est intéressée à la communauté autochtone urbaine de Val-d’Or. Elle publie un livre sur le sujet, Kitakinan, parce que la ville est aussi autochtone, en 2013. Depuis 2011, elle est agente de recherche à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, au campus de Val-d’Or, et chargée de cours. Ses fonctions l’amènent à travailler sur différents dossiers autochtones, plus particulièrement en éducation autochtone, et à côtoyer les Autochtones de Val-d’Or et des environs. Elle est également membre du comité contre le racisme et la discrimination de la ville de Val-d’Or.

Monsieur Benoit Bigué-Turcotte, coordonnateur aux communications

Ayant grandi en Abitibi-Témiscamingue, monsieur Bigué-Turcotte travaille dans le domaine des communications depuis trois ans. Il a notamment travaillé en cabinet de relations publiques à Montréal. Il a également œuvré dans le milieu culturel pour deux événements majeurs au Québec.

Détenteur d’une formation en communication publique de l’Université Laval, monsieur Bigué-Turcotte a toujours entretenu une passion pour l’engagement communautaire. Il a d’ailleurs lancé une fondation en 2016 avec deux collègues universitaires.